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Les classements UNESCO

Le Beffroi d’Amiens Métropole, des origines de la Commune à l’inscription au Patrimoine Mondial. Initié par les marchands enrichis à la faveur d’un essor économique sans précédent, le mouvement communal émerge au XIe siècle. En 1113, il aboutit au soulèvement des bourgeois d’Amiens qui, opposés au pouvoir tyrannique du comte Enguerrand de Boves, revendiquent leur autonomie administrative, juridique et financière. Aidés par l’évêque Geoffroy et le roi de France Louis VI le Gros, ils s’émancipent en 1117 et se constituent en Commune. Leurs droits et leurs devoirs d’échevins, attachés à la gestion de la cité, sont dès lors inscrits dans une charte concédée par le roi.

Symbole des libertés communales, rivalisant avec les clochers, signes du pouvoir de l’Eglise, le beffroi est édifié afin d’y appendre la cloche communale. Il marque de son empreinte le paysage de la ville et précise la place des échevins dans la société médiévale. Du Moyen Âge à nos jours, le monument change d’aspect et se transforme au cours d’une histoire ponctuée d’incendies successifs. Sur la base médiévale se dresse désormais un campanile de pierre surmonté d’un dôme et d’un lanternon. En 2005, avec 22 autres beffrois du Nord Pas de Calais et de Picardie, le beffroi d'Amiens est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial, en prolongement du classement de ceux de Belgique.

 

La cathédrale Notre-Dame d’Amiens, un monument inscrit par deux fois au patrimoine mondial, au cœur du projet de valorisation du patrimoine d’Amiens Métropole. Bâtie à partir de 1220 et achevée en 1288, Notre-Dame d'Amiens est la plus vaste des églises gothiques classiques construites au XIIIe siècle et son architecture montre une rare unité. Outre la parfaite conservation des programmes sculptés de ses façades, la richesse de son mobilier, la cohérence de son plan et l’élégance de son élévation sont universellement admirés.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981, pour la qualité de son architecture et de son mobilier, elle l’est une seconde fois en 1998 comme monument étape des Chemins de Compostelle.

La cathédrale fait aujourd’hui l’objet d’une importante campagne de restaurations de ses façades extérieures dans le cadre d’un partenariat qui unit les efforts financiers de l’Etat, de la région Picardie, du département de la Somme et d’Amiens Métropole. C’est ainsi que de nombreux vestiges de polychromie ont été révélés sur la statuaire des portails de la façade occidentale, à la fin des années 90 faisant l’objet depuis 10 ans d’une restitution au public dans le cadre de "Amiens, la cathédrale en couleurs".

Au-delà des 900.000 visiteurs qui la fréquentent chaque année, l'inscription de la cathédrale dans le tissu urbain d’une Ville d’art et d’histoire justifie sa position au cœur du projet culturel à destination de tous les publics.