Cathédrale > Visiter la cathédrale > A voir autour de la cathédrale

A voir autour de la cathédrale

Dominée par son imposante cathédrale, Amiens n’en possède pas moins un patrimoine architectural d’une étonnante diversité, riche en monuments des XIXe et XXe siècles.

 

La cathédrale et son environnement

Notre-Dame d’Amiens est le type même de l’église gothique selon Viollet-le-Duc. Elevée à l’apogée de l’art gothique classique, elle présente une rare unité architecturale. Ses voûtes, hautes de 42 mètres, abritent un mobilier miraculeusement épargné par la Révolution. Les stalles flamboyantes réalisées entre 1508 et 1519 offrent le plus bel exemple de l’art des huchers et entailleurs d’images picards de la fin du Moyen Âge. Les réaménagements liturgiques du XVIIIe siècle présentent de non moins remarquables autels, lambris et grilles de style rocaille. A l’extérieur, la restauration de la statuaire a permis de remettre en évidence la polychromie des portails médiévaux. Aux angles de la place Notre- Dame les deux maisons néo-gothiques sont des rescapées de la dernière guerre. Le projet de la ZAC Cathédrale de l’architecte Bernard Huet a repensé l’aménagement du parvis et de ses alentours, l’architecte Venezia réalisant la faculté de Droit et Sciences économiques, située au nord, en contrebas. Le choix des matériaux pour l’habillage des volumes résulte d’un souci d’intégration dans le site.

 

Le quartier Saint-Leu

Au nord de la cathédrale, le quartier Saint-Leu occupe une grande partie de la basse ville. Parcouru par les bras de la Somme et de l’Avre, c’est le domaine de la maison à pans de bois. L’église Saint-Leu, à l’architecture flamboyante, domine de son clocher un ensemble de maisons basses dont la réhabilitation se poursuit. Des nombreux moulins qui activaient les manufactures rue Saint-Leu, ne subsistent que les moulins Passe-Avant et Passe-Arrière. Depuis quelques années, la vocation estudiantine liée à l’implantation des différentes facultés de l’Université de Picardie Jules Verne, continue de se renforcer avec le projet de la citadelle.

 

Autour du Palais de Justice

De la place Notre-Dame, on gagne le square Jules Boquet en empruntant la rue Porion, rue du quartier canonial où s’élèvent plusieurs hôtels particuliers du XVIIIe siècle. Occupant l’emplacement de l’abbaye de Saint- Martin-aux-Jumeaux, ce square est entouré d’un large éventail architectural. Le Logis du Roi et la Maison du Sagittaire offrent un exemple de l’art de la Renaissance. Le Palais de Justice fut érigé sous le Second Empire. Au nord, sur son mur de façade, on peut observer le bas-relief de la charité de saint Martin, tandis que se distingue au bout de la rue Lesueur la façade en brique et pierre de l’Hôtel des Trésoriers de France.

 

 

De la place René Goblet aux boulevards

Lotie en 1840, à l’emplacement du cimetière Saint-Denis, cette place ordonnancée est le point de départ idéal pour découvrir l’architecture du XXe siècle. Le monument dédié au général Leclerc s’y dresse tel un éperon. A l’est, la tour, élevée en béton armé par Auguste Perret, fut en son temps, avec ses 104 mètres, le plus haut gratte-ciel d’Europe. La pose d’un cube de verre actif accompagne la refonte de la place de la gare par C. Vasconi tandis que la ZAC Gare – La Vallée de P. Chemetov tend à transformer le quartier en pôle d’affaires. Empruntant la rue des Otages, les regards convergent vers l’hôtel Bouctot-Vagniez, oeuvre de Louis et Adrien Duthoit de 1911, remarquable exemple de l’Art nouveau à Amiens.

 

La rue de la République, rue du Pouvoir et du Savoir

Entre l’enceinte du XIIIe siècle et celle du XVe siècle, cette rue fut occupée jusqu’à la Révolution par les couvents des Cordeliers et des Feuillants. L’église Saint-Remi, bâtie à la fin du XIXe siècle, et inachevée, présente son chevet néo-gothique face à la rue. Un peu plus loin, l’hôtel de l’Intendance, actuelle préfecture, est un monument néo-classique construit en 1775. Le Musée de Picardie, véritable palais cher à l’éclectisme du XIXe siècle, fut le premier bâtiment à usage de musée élevé en France. Avec la Bibliothèque au néo-classicisme dépouillé, il est au coeur de la vie culturelle amiénoise. De l’autre côté du boulevard, le Cirque, salle de spectacle de 3500 places à l’origine, à l’ambitieuse charpente métallique, fut inauguré par Jules Verne en 1889. En 2003, dans le cadre d’une commande publique, l’artiste autrichien Ernst Caramelle a tracé sur la coupole une étoile qui rappelle la toile colorée des chapiteaux itinérants.